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HISTOIRE DU DAGLIG (HAUT)-GARABAGH A LA LUMIERE DE DOCUMENTS HISTORIQUES

HISTOIRE DU
DAGLIG (HAUT)-GARABAGH
A LA LUMIERE DE
DOCUMENTS HISTORIQUES

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A SOMMAIRE

NOTES AUX LECTEURS

I. LE HAUT-GARABAGH DANS LE PASSE

II. LES MASSACRES D'AZERBAÏDJANAIS EN 1918

III. LES EVENEMENTS ACTUELS

IV. QUELQUES EXEMPLES DE FALSIFICATION DE L'HISTOIRE

 

Notes aux lecteurs

II semble, malheureusement, qu'une ancienne plaie qu'on croyait guerrie, s'est ré ouverte d'une manière dé­testable.

Les forces qui devaient être utilisées pour obtenir plus de liberté, ont amené une intensification des restrictions.

Cependant, l'Europe occidentale mobilise l'opinion pu­blique contre ceux qui sont dans leur bon droit. La pomme de discorde est une région sur laquelle les arméniens n'ont aucun droit. Ils savent mieux que tout le monde que Daglig Garabagh (Haut Garabagh) est depuis toujours un terri­toire Azerbaïdjanais.

Pourquoi donc ce vacarme... ?

La pression excessive, la situation explosive en URSS -qui sont les conséquences de la politique de rupture vis à vis du reste du monde, du sacrifice des libertés individuelles et collectives pratiqué par Staline et ses successeurs - ont trouvé leur échappatoire de la façon la plus détestable.

La presse occidentale, mass média, a opté pour le soutien des arméniens, leurs coreligionnaires. Or, le peuple oppri­mé d'Azerbaïdjan, n'a ni la possibilité de s'exprimer à l'intérieur, ni les moyens de contact avec le monde exté­rieur. C'est en partie la faute du système en place qui a ébranlé la confiance en soi des intellectuels locaux, et en partie la faute de ces derniers qui ont pris l'habitude d'en­tériner tous les actes du pouvoir. Quant aux masses popu­laires, elles ont reçu leur réponse sous la forme de chars et d'emprisonnements.

L'ASSOCIATION CULTURELLE AZERBAÏDJA­NAISE, voudrait bien essayer de contrer la désinformation au sujet du Garabagh, et si possible appeler les consciences mal informées de l'opinion publique Ouest européenne, à soutenir le droit indéniable de l'Azerbaïdjan à ce sujet.

Il est vrai que cette partie de l'Azerbaïdjan est séparée de la patrie, par la force militaire, mais elle en fait toujours partie intégrante, et l'histoire a encore un long chemin à parcourir.

Jusqu'à ce jour de l'histoire, nul n'a le droit de démem­brer une patrie.

Nos frères et soeurs au Nord de la rivière Araz, savent certainement qu'ils ne sont pas seuls et abandonnés, et c'est notre devoir de les défendre.

Ce livre fait partie de cette défense, mais il ne prétend pas être une information exhaustive. Les informations don­nées dans ce livre, sont tirées des livres d'auteurs et d'histo­riens aussi divers que possible. Nous n'avons pas commenté leurs opinions, et nous avons laissé le soin de cela aux lecteurs.

Les velléités des nationalistes de transférer sous I l'autori­té de l'Arménie, ont eu pour conséquence la mort de 83 personnes (Le Monde 9 Février 1989, page 4) dont 48 azerbaïdjanais, 32 arméniens et 3 d'autres nationalités (Krasnaya Zvezda, Moscou 24 Février 1989, The Guardian 9 Mai 1989 et agence Reuter Moscou 26.05.1989). Nous exprimons notre profonde sympathie aux familles de ces victimes innocentes et nous souhaitons que de tels événe­ments ne se reproduisent plus jamais.

I. Le Haut-Garabagh dans le passé

Strabon - Géographie, Tome VIII (Livre XI). Texte établi et traduit par François Lasserre. Paris, Société d'édi­tion »Les Belles Lettres«, 1975, page 123.

»Les historiens rapportent que l'Arménie, qui était à l'ori­gine un petit pays, s'agrandit sous l'impulsion d'Artaxias et de Zariadris, ainsi que de leurs partisans«.

K. Patkanian - »Le rôle des inscriptions de Van dans l'histoire de la proche Asie«. Saint-Pétersbourg, 1875, en russe.

L'Arménie n'a jamais joué un rôle particulier dans l'his­toire de l'humanité; c'est l'appellation géographique d'une région où les Arméniens sont dispersés en différents lieux dépeuplement*.

B. Ichkhanian - »Les peuples du Caucase«, Pétrograd, 1916, page 18, en russe.

»Dans l'Antiquité, la Grande Arménie, véritable patrie des Arméniens, se trouvait en Asie mineure, c'est-à-dire en dehors de la Russie».

I. Orbeli, premier président de l'Académie des sciences de la RSS d'Arménie, ancien directeur du musée de l'Er­mitage, Oeuvres choisies, Erevan, 1963, page 358, en russe.

»Le Haut-Garabagh actuel était l'une des régions méridio­nales de l'Albanie conquises par les seigneurs féodaux arméniens«.

H. Pastermadjian - Histoire de l'Arménie, Paris, 1986, pages 19, 36 et 103.

» Avant l'arrivée des Arméniens proprement dits, peuple indo-européen qui n'apparut qu'aux VIF et VIe siècles avant notre ère, la région que l'on nomme maintenant l'Armé­nie était habitée par un peuple autochtone, le peuple des Khaldis ou Khaldes. Leur Pays se nommait l'Ourartou« (page 19).

»Au nord de l'Arménie se trouvaient en Transcaucasie deux pays. l'Ibérie (Géorgie actuelle) et l'Albanie (Azer­baïdjan actuel) « (page 36).

»Plus tard, des missionnaires arméniens commencèrent l'évangélisation du pays des Albans« (Azerbaïdjan actuel) (page 103).

I. Dyakonov - Préhistoire du peuple arménien, Erevan, 1968, page 237, en russe.

»La population arménienne ancienne s'est formée dans la zone de la vallée en amont du fleuve Euphrate, aux environs du premier millénaire avant J. C. «

The History of the Caucasian Albanians by Movsés Dasxuranci, translated by C.J.F. Dowsett, London, 1961, page 193.

... Religious manuscripts in Albanian were destroyed on the grounds that they were filled with heretical teachings.

K. Hitchins - The Caucasian Albanians and The Arab Caliphate in the Seventh and Eighth Centuries, in Bedi Kartlisa no 42, 1984, Paris, page 245.

... The abandonment of Albanian, especially by the educated and the upper classes, in turn, hastened the loss of ethnic identity and facilitated assimilation with other peoples. Perhaps in these events is to be found an explanation for the disappearance of the Albanians.

Jean-Pierre Alem - L'Arménie. Collection »Que sais-je? «, PUF, Paris, 1983, page 9.

... A peine installés dans leur nouvelle patrie (Asie Mi­neure) les conquérants (arméniens) connurent à leur tour l'amertume de la défaite et de la soumission.

Farida Mamedova - L'ethnos albanais caucasien. Col­loque «Anthropologie soviétique et sociétés traditionnelles«, 16-18 mars 1989, Paris.

... Dans le processus d'intégration interethnique entre Arméniens et Albanais, et Géorgiens et Albanais, s'est pro­duite une assimilation culturelle et idéologique; une partie des Albanais s'est arménisée, une autre s'est géorgianisée.

I. Petrushevskiy - Essai historique sur les relations féo­dales en Azerbaïdjan et en Arménie, Leningrad, 1949, page 52.

La Majeure partie des Albanais est entrée dans la compo­sition du peuple azerbaïdjanais et s'est islamisée, alors qu'une petite minorité (à Chéki et dans le Haut-Garabagh) s'est croisée avec les Arméniens transférés et s'est arménisée.

Manouk Abeghian - L'histoire de la littérature armé­nienne, Erevan, 1975, page 11.

Quelle est l'origine du peuple arménien, comment et quand est-il devenu Arménie, d'où et par quels chemins est-il venu là, avec quelles tribus était-il en contact avant et après sa venue Arménie, qui a eu une influence - et laquelle - sur sa langue, sa composition ethnique? Nous ne disposons pas pour tout cela de témoignages clairs et précis.

A. Griboïedov - Note sur le transfert d'Arméniens de Perse vers nos provinces. Oeuvres choisies T.2, Moscou, 1971, pp. 339-344.

... Les Arméniens sont pour la plupart installés sur les terres des propriétaires musulmans.

... Ces immigrants arméniens sont bien mieux que nos Arméniens de Géorgie, des commerçants n'apportant rien au Trésor public, alors que ceux qui sont venus de Perse sont en majeure partie artisans et paysans.

***

Rapport de A. Frenkel, procureur du synode d'Etchmiadzine au Saint-synode de St-Pétersbourg en 1907 (Ar­chives historiques centrales d'Etat, fond 821, descriptif 139(173), section 96, Leningrad).

... Les associations révolutionnaires arméniennes avaient la sympathie des Jeunes-Turcs.

... Au Caucase ont afflué près de 50.000 réfugiés politi­ques arméniens. La moitié de ces hôtes indésirables n'a aucune légitimité. La plupart des criminels du Caucase oriental sont constituée d'Arméniens de Turquie.

... Dans les proclamations, le mot »Turquie« était rem­placé par »Russie«. Et tout comme il y a quelques années les Arméniens acquis aux Russes emmenaient en Turquie des armes et des volontaires, à présent les »fedaï« arméniens se sont mis à franchir la frontière russe.

Georges de Maleville - La tragédie arménienne de 1915, Paris, 1988, page 25.

»La république arménienne qui s'est constituée en 1918 sur les ruines de l'empire tsariste par la volonté de l'Angleter­re a représenté, durant sa brève existence (1918-1920), le seul état arménien indépendant dont l'Histoire a enregistré l'existence de façon certaine« (page 25).

N. Chavrov - Un nouveau poids pour la question russe en Transcaucasie, Saint Pétersbourg, 1911, pages 59 à 61, en russe.

»Sur les 1 million 300.000 Arméniens qui vivent en Trans­caucasie au début du XXe siècle, plus d' 1 million ne font pas partie des populations indigènes de la région: ils y furent implantés par nous«.

V. Velitchko - Le Caucase, cause russe et problèmes interethniques, Tiflis, 1904, en russe.

»... que dans les écoles paroissiales arméniennes les élèves étudiaient des cartes de la Grande Arménie, qui atteignait presque Voronej et dont la capitale était Tiflis«.

Ilya Tchavtchavadze - Les savants arméniens et les pierres qui crient, Tiflis, 1902, en russe.

»... Qui avait le soin de répandre dans le monde entier l'idée que les Géorgiens n'existaient même pas avant le XIIe siècle, qu'il n'y avait pas de Géorgiens en Géorgie et que c'étaient des Arméniens et d'autres peuples qui habitaient ces terres?« (page 13). »Plus d'un exemple nous montre que les Arméniens s'efforçaient d'effacer et de détruire les traces qui témoignaient de l'origine géorgienne des églises et des monastères, de racler ou d'effacer les inscriptions en géor­gien sur les pierres, et même de retirer ces pierres des murs pour les remplacer par d'autres pierres portant, elles, des inscriptions en arménien.. (page 17). »La dispersion des Arméniens est-elle vraiment souhaitable pour nous?! Que le Seigneur leur donne la force et la sagesse de s'unir sur les terres qu'ils ont quittées pour se disperser en d'autres lieux.

Quand nous étions riches et quand nous étions pauvres, nous vous avons offert un refuge, nous vous avons abrités sur notre propre terre et avons fraternisé avec vous. Ne soyez pas nos ennemis!« (page 123).

V. Maevski - La Province de Van, description militaire statistique, Tiflis, 1901, page 190, en russe.

»... Les dirigeants du mouvement arménien mettent tous leurs espoirs en le soutien de l'Europe. Et voilà que pour susciter son aide, ils tentent consciemment de provoquer artificiellement toutes sortes d'affrontements sanglants«.

V. Maevski - Les massacres d'Arménie, L'imprimerie militaire de Saint-Pétersbourg, 1902, page 16, en russe et en français.

»... Il y eut dans les Balkans des gens qui ont acquis une certaine renommée par leur activité, leur sacrifice et leur courage, mais parmi les Arméniens, est-ce qu'il y en eut un seul de pareil? Non. Pourquoi? Parce que ceux-ci étaient des sans-patrie ayant pour métier de vivre à la charge de pauvres paysans et jouant le rôle de bourreaux. Peut-on les appeler des sauveurs? Non, parce que les armes qu'ils avaient entre les mains étaient employées contre les fai­bles. .. Les paysans arméniens non armés se sont trouvés dans l'obligation déporter aide, au prix de leur sang, à leurs frères armés«.

Anahide Ter Minassian. La République d'Arménie (1918-1920), Paris, 1989, page 12.

Sous le régime d'Abd-ul Hamid II (1876-1909), disettes, famines, fiscalité oppressive et anarchie provinciale rythment les migrations forcées des paysans et des artisans arméniens de l'Empire ottoman vers Bakou, Tiflis, Constantinople et les Etats-Unis.

A. Bennigsen - Islam soviétique: le détonateur cauca­sien. Le mensuel »Arabies«, no 19-20, juillet-août 1988, page 10.

Les Arméniens sont depuis le haut Moyen-âge un peuple de diaspora. Par contraste, les Turcs Azéris et les Géorgiens sont parmi les moins »migrants« de tous les peuples de l'URSS.


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